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Les jardins

Pour des raisons, écologiques, économiques, sociales et culturelles, une priorité est accordée à la production d’un maximum de denrées alimentaires (à terme, nous visons une production d’environ 70% minimum des besoins).

La Permaculture démontre aujourd’hui que cela est possible en préservant et régénérant la biodiversité. Nous souhaitons que notre activité agricole dans son ensemble respecte les rythmes biologiques du vivant (faune, flore, humains) et qu’elle soit un des outils à la créativité, la sociabilisation, la recherche et l’innovation.

L’objectif de la production agricole de Terra de Lutz est avant tout l’auto-production et l’autonomie alimentaire. Cependant, nous souhaitons aussi générer une activité économique au travers de la vente des produits maraîchers ainsi que des produits agricoles transformés. La transformation des produits (notamment la lacto-fermentation) sera à moyen terme réalisée dans un laboratoire conforme créé à cet effet.

Les premières années, le maraîchage, l’arboriculture fruitière et la production de plantes médicinales et aromatiques (PAM) seront valorisés. Dans le futur, l’intégration des céréales (variétés anciennes) et des oléagineux permettra la production de farines et d’huiles locales. Un équipement de séchage et un lieu pour la production d’engrais naturel seront élaborés également.

Dans le cadre du design en permaculture que nous réalisons actuellement nous avons prévu de mettre en place différents espaces. Dans un premier temps, nous allons ramener l’eau sur le terrain en creusant différents bassins de rétention. A partir des nouveaux points d’eau qui seront créés, nous expérimenterons la mise en place d’un verger irrigué par des baissières suivant les courbes de niveau, un jardin-forêt, plusieurs parcelles en agroforesterie, des buttes de cultures suivant le modèle de Sepp Holzer, des jardins mandala, l’électroculture, etc.  En ce qui concerne le travail du sol et bien que nous disposons d’un matériel agricole conséquent, nous utiliserons au minimum l’outillage lourd afin de permettre aux organismes présents dans le sol de faire le plus grand du travail.

Nous donnons la priorité aux espèces et variétés locales afin de valoriser au mieux le patrimoine naturel de la région. Les plantes sauvages endémiques comestibles et les variétés rustiques et résistantes sont régulièrement utilisées (tisanes, alimentation…) et sont protégées afin d’être  conservées en place.

En complément, les habitants de TDL favorise leurs achats complémentaires chez les producteurs biologiques locaux directement à la ferme, sur les marchés, les réseaux d’achats groupés et d’échanges non-monétaires locaux.

Le Projet

Le domaine fait 57 ha dont 27 ha de bois (ce qui permet une autonomie en bois de chauffage), 10 ha de landes et 20 ha de prairies. Il y a deux bâtiments principaux dont un hangar qui deviendra le bâtiment commun et une grande longère où il est possible de construire 17 logements individuels de 30 à 60 m2 selon les principes d’architecture bio-climatique et écologique (bois/terre/paille). Le permis de construire est en court. 
Le jardin potager est en place et une autre zone de maraîchage est en cours de réalisation. Nous avons des serres, deux tracteurs et différents outils agricoles en attendant de passer à la traction animale pour une partie de la production. Nous avons une source et un puits qui nous alimente en eau presque toute l’année et nous avons creusé des bassins de rétention pour la récupération de l’eau et peut-être bientôt des piscines naturelles ! Nous avons de nombreux panneaux solaires neufs qui ne sont pas encore installés et nous souhaitons profiter de l’énergie solaire et éolienne dont nous ne manquons pas par ici ! 
Nous vivons avec des animaux : poules, chèvres naines, chevaux, ânes, chats et chiens. 
Les valeurs principales que nous souhaitons partager sont le respect de notre environnement naturel et humain et donc de tous les êtres avec qui nous partageons ce lieu. 
Nous n’avons que des toilettes sèches sur le domaine et essayons de réduire nos déchets (surtout plastique), de composter, de récupérer, réparer et fabriquer nous-même.
Les compétences des « restants » du projet sont entre autres : l’agriculture, le petit et gros bricolage, la menuiserie, l’écoconstruction, l’architecture, l’élevage, la pédagogie, les médecines alternatives et l’artisanat.