Les jardins

Afin de répondre aux différents besoins de tous et chacun nous disposons de 20 hectare de prairies partiellement cultivables. Nous disposons sur le lieu d’une source et avons pensé à installer les cultures près de cette source où a été creusé un bassin de rétention. Avec le nouveau groupe en formation, nous pourrons envisager l’avenir de ces parcelles pour répartir ce que nous souhaitons laisser en pâturage pour nos animaux et ce que nous cultiverons. Le sol est argileux et a été beaucoup pâturé (en agriculture bio pendant plus de 40 ans). Cela fait donc trois ans que nous travaillons petit à petit à lui redonner une structure, l’aérer et lui rendre ses qualités agronomiques. Sur une parcelle d’environ 2500 m² nous avons planté de l’engrais vert la première année, et cette année nous avons commencé à y installer des cultures (bulbes, blé, artichaut, fève, pois, et bientôt maïs, courge et haricot, jachère fleurie…). Un jardin de plantes médicinales est aussi en création.

Le jardin potager que nous avait laissé l’ancien propriétaire a été doublé dès l’arrivée sur les lieux. Des buttes de culture en « lasagne » ont été créées et produisent très bien. Un jardin mandala créé lui aussi avec des buttes de culture se trouve juste à côté du premier jardin et complète la production.

Pour des raisons, écologiques, économiques, sociales et culturelles, une priorité est accordée à la production d’un maximum de denrées alimentaires et chacun pourra bénéficier de son espace pour cultiver ce qui lui plaît, dans un premier temps dans le jardin potager déjà en place si cela convient à tous!

La permaculture démontre aujourd’hui que c’est possible de se rapprocher de l’autonomie alimentaire en préservant et régénérant les sols. Nous souhaitons que notre activité agricole dans son ensemble respecte les rythmes biologiques du vivant (faune, flore, humain) et qu’elle soit un des outils à la créativité, la sociabilisation, la recherche et l’innovation.

L’objectif de la production agricole du Carla est avant tout l’autoproduction et l’autonomie alimentaire. Cependant, un des projets économiques porté par différentes personnes est de générer une activité et des revenus au travers de la vente des produits maraîchers ainsi que des produits agricoles transformés. Nous pensons aussi à lier le soin avec l’activité horticole, mais ce projet est encore à son stade initial.

Dans le cadre du design en permaculture que nous avions réalisé dans le premier projet, nous avions prévu de mettre en place différents espaces. Ces espaces vont être amenés à être ré-envisagé avec les nouveaux membres du groupe. Dans un premier temps, nous avons voulu ramener l’eau sur le terrain en creusant des bassins de rétention. Pour l’instant trois bassins et un barrage sont mis en place. À partir des nouveaux points d’eau créés, nous pourrons expérimenter la mise en place d’un verger irrigué par des baissières suivant les courbes de niveau, et différentes techniques de permaculture en fonction des envies de chacun (un jardin-forêt, agroforesterie, des buttes de cultures supplémentaires, des jardins mandala supplémentaires, l’électroculture, etc.). En ce qui concerne le travail du sol et bien que nous disposions d’un matériel agricole conséquent, nous utilisons au minimum l’outillage lourd afin de permettre aux organismes présents dans le sol de faire le plus grand du travail.

Nous aimerions donner la priorité aux espèces et variétés locales afin de valoriser au mieux le patrimoine naturel de la région. Les plantes sauvages endémiques comestibles et les variétés rustiques et résistantes sont régulièrement utilisées (tisanes, alimentation…) et sont protégées afin d’être conservées en place. Le Carla dispose d’une grande richesse en plantes sauvages comme par exemple le thym qui recouvre une grande partie de nos landes, le lavandin, l’aubépine, le genévrier commun, le millepertuis, la callune, la bruyère, la mauve et bien d’autres.

Comme nous ne sommes pas encore autonomes, les habitants du Carla favorisent leurs achats complémentaires chez les producteurs biologiques locaux, directement à la ferme, sur les marchés, les réseaux d’achats groupés et d’échanges non monétaires locaux (bien que certaines fois et pour certains produits on fasse encore des courses au supermarché!).